Polluants issus des pneumatiques : DPG, 6PPD, IPPD… ce que révèlent les analyses d’eau

Polluants issus des pneumatiques : DPG, 6PPD, IPPD… ce que révèlent les analyses d’eau

Dégradation des pneus : une source significative de contamination des milieux aquatiques

En 2020, une étude parue dans Science fait état d’une mortalité anormale d’une espèce de saumons (Oncorhynchus kisutch) dans le nord-ouest du Pacifique américain1. Les résultats de cette étude mettent en évidence des risques insoupçonnés liés aux antioxydants de la famille des Phenylenediamines et à leurs produits de dégradation (dérivés Quinones), molécules provenant notamment de la dégradation du pneu.

En l’occurrence, la détection du 6PPD-quinone a été observée à des concentrations pouvant atteindre 19 µg/L dans des eaux de ruissellement routier et de cours d'eau affectés par les eaux pluviales (concentration létale médiane de 0,80 ± 0,16 µg/L). Ainsi ce constat suggère de façon générale une pertinence toxicologique à prendre en compte pour tout résidu de caoutchouc de pneumatiques dispersés (dû essentiellement à l’usure des pneus).

Depuis, bien d’autres études scientifiques viennent corroborer la présence récurrente de polluants issus de pneus, comme la molécule Diphenylguanidine plus connu sous le nom de DPG2, 3.

Un rapport de 2008 élaboré par les manufacturiers fait état d’un certain nombre de composants chimiques dit critiques, présents dans les pneus4

LC‑HRMS : une technique clé pour détecter les polluants issus des pneus

La liste de recherche pouvant être croissante, la technique LC-HRMS peut s’avérer de choix pour caractériser de manière prospective des masses d’eaux et déterminer si ces polluants organiques sont présents.

Les développements analytiques d’INOVALYS

INOVALYS a développé récemment une méthode permettant la recherche de suspects sans étalon de référence, dont les molécules citées le plus souvent en bibliographie (par exemple 6PPD et 6PPD-Quinone). 

Quant à la molécule DPG, elle peut être analysée dans la même méthode avec une limite de quantification d’environ 10 ng/L dans les eaux brutes (de surface, souterraines) et dans les eaux traitées.

Cette approche permet aujourd’hui d’apporter aux acteurs de l’environnement, des collectivités et de la santé publique une vision fiable de la contamination des masses d’eau par les résidus de pneumatiques.

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1 Tian et al. 2020 A ubiquitous tire rubber–derived chemical induces acute mortality in coho salmon,

2 Challis et al. 2021 Occurrences of Tire Rubber-Derived Contaminants in Cold-Climate Urban Runoff,

3Johannessen et al. 2022 The Tire Wear Compounds 6PPD-Quinone and 1,3-Diphenylguanidine in an Urban Watershed,

4 ChemRisk, Inc. et al. 2008 State of Knowledge Report for Tire Materials and Tire Wear Particles

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